
Très intéressée à l'idée de lire une version développée d'une fiction dans la fiction, j'ai été pas mal déçue au final. J'avais acheté le livre avant sa sortie française, c'est-à-dire il y a un an, et depuis je n'arrivais pas à faire décoller ma lecture sans que cela ait à voir avec la langue. J'ai déjà lu des scenarii d'Auster mais celui-ci comporte beaucoup de phases descriptives et les dialogues semblent noyés dans la mise en scène ce qui rend la lecture hachée. Par ailleurs, je connaissais déjà les grandes lignes de l'histoire pour les avoir lues au sein du Livre des illusions.
Toutefois, j'ai eu plaisir à retrouver les jeux de l'auteur autour des noms notamment mais aussi sa façon de traduire ses thèses sur le pouvoir des mots et le travail du romancier. Cette histoire est une sorte de personnalisation de l'idée d'Auster selon laquelle les mots ne sont pas innocents et que le travail de création peut embarquer l'auteur sur des chemins bien étranges. Sur le principe, cette histoire est troublante et vraiment originale. Ainsi, je conseillerais plutôt cette lecture à des personnes n'ayant pas lu Le livre des illusions. Quant au film, je crains qu'il ne manque d'épaisseur.
A découvrir, donc, sous certaines réserves (et à emprunter en bibliothèque de préférence étant donné le prix de ce maigre ouvrage...).
Actes Sud / 107 pages
Cette lecture entre dans le CTA challenge, mois de février.
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