
En 1591, alors que le Japon sort de plus d'un siècle de luttes entre les grands seigneurs féodaux, Rikyu, maître de la cérémonie du thé attaché au Taïko Toyotomi
Hideyoshi, le gouverneur du pays, a reçu de ce dernier l'ordre de se suicider. Le moine Honkakubo, disciple du maître, s'interroge : pourquoi Rikyu n'a-t-il pas demandé à Hideyoshi un pardon
qu'il aurait sans doute obtenu ? Il se souvient des jours passés auprès de Rikyu et continue de lui parler par-delà la mort. C'est dans un long entretien imaginaire avec son maître qu'il
découvre la clé de l'énigme.
J'ai adoré ce livre mais j'ai un mal fou à trouver les mots pour en parler. Comme je ne vais pas tergiverser pendant encore plusieurs mois, je vais tenter
d'exprimer mon ressenti.
Ce livre est une pure merveille pour qui s'intéresse au thé et à sa place dans la société japonaise traditionnelle. J'ai particulièrement aimé la description
d'ustensiles et les rappels sur la philosophie du thé sain et simple popularisée par Rikyu.
Cette lecture fut un régal ! Le style d'Inoué est plein de délicatesse, de dépouillement. Cette pratique exigeante qu'est le cha-no-yu me fascine et Inoué, dans
son roman, replace bien ce que j'ai pu lire dans des essais. L'intérêt du roman, c'est de donner vie à cette cérémonie.
C'est un livre qui va au fond des choses et qui m'a donné envie d'en savoir encore plus car tant de mystères demeurent pour moi !
J'ai beaucoup aimé la tentative d'explication donnée au suicide de Rikyu et la raison possible de son acceptation de l'injonction de se suicider.
Quoi que je dise, je ne pourrai jamais rendre hommage convenablement à ce roman d'une incroyable richesse. Il m'accompagnera tout au long de ma vie ; je n'en doute pas
un instant...
Livre de poche / 160 pages
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