Vendredi 7 mars 2008

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Les enquêtes de Mirette

Illustrations de Laurent Audoin


3 h 33, un cri déchire la nuit... Mirette, petite-nièce du célèbre détective Jean-Patrick Lelièvre, et Jean-Pat, son chassistant amateur de Choumoullouws, se lancent aussitôt dans une parodie d'enquête à travers Paris.


Voilà un album bien original. Ce couple de détectives est bien attachant, en particulier Jean-Pat, le chat un peu dodu aux mimiques irresistibles. J'aime beaucoup le style de l'illustrateur Laurent Baudoin et je dois dire que ce livre ne m'a pas déçu sur ce point. Il nous offre des images faussement simplistes qui recèlent en vérité quantité de détails sympathiques. Les expressions qu'il prête à Jean-Pat jouent beaucoup dans l'affection que j'ai développée envers ce gros matou.

Certaines pages offrent des rabats (et à mon âge je trouve encore cela très ludique et excitant) qui nous révèlent des détails ou des retournements de situation. Les échanges entre nos deux héros sont savoureux et émaillés de renvois en bas de page, ajoutant une touche d'humour ou de culture car cet album est aussi l'occasion de faire le tour de quelques sites touristiques parisiens.

La seule chose qui m'a déplu, c'est le style de Fanny Joly . Son langage est souvent relâché sous couvert de faire « jeune » et je ne suis pas très friande de ce genre de parti pris. Dommage car son sens de l'humour est bien agréable.

 

Enfin, c'est un ouvrage soigné dans sa conception. La couverture est très belle, les couvertures intérieures sont joliment illustrées et tout réside dans l'art du détail.

 

A lire à tout âge (et à offrir...).

 

Tous mes remerciements à Claire Wilson pour sa confiance.

 
 

A partir de 7 ans


Editions Sarbacane



Edit
: je reviens sur mon propos quant au langage "relâché". En fait j'ai été un peu dure car très souvent, l'humour passe par des formules où les mots sont "mangés" et les tournures un peu "lâches" sont toujours dans des dialogues, jamais dans du narratif. Il n'y a pas un seul gros mot, pas de vulgarité, juste un français un peu familier. Je n'aime pas cela dans un livre, d'où ma remarque mais cela reste tout à fait lisible. En espérant que ces précisions ré-équilibreront mon article ;-)



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Jeudi 6 mars 2008
Tout  vient à point, pour peu qu'on ne soit pas pressé ;-) Pas mal de mini-critiques ce mois-ci par flemme et manque de temps...


La formule préférée du professeur – Yoko Ogawa
Un dernier verre avant la guerre – Dennis Lehane (Kenzie / Gennaro T1)
Une fille Zhuang – Wei Wei
challenge ABC
Ténèbres, prenez-moi la main – Dennis Lehane (Kenzie / Gennaro T2)
La femme la plus riche du Yorkshire – Fouad Laroui nouveauté
The inner life of Martin Frost – Paul Auster CTA challenge
Le réfectoire un soir et une piscine sous le pluie (+ un thé qui ne refroidit pas) – Yoko Ogawa
Expéron – Hélène Cruciani
nouveauté
La malédiction d'Edgar – Marc Dugain TBR challenge
Meurtre à Craddock house – Patricia Wentworth swap Noir c'est noir
Le thé dans l'encrier - Gilles Brochard

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Mercredi 5 mars 2008

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De 2005 à 2006, Simon Leys a envoyé des "lettres des antipodes" au Magazine littéraire (il vit en Australie).

Ces chroniques présentent le double-intérêt d'être à la fois accessibles (ce dont je doutais un peu avant d'ouvrir le livre) et érudites. Simon Leys dont j'ai tenté il y a quelques années les "Essais sur la Chine" (du très lourd qui avait d'ailleurs essuyé les critiques des intellectuels de gauche dans les années 70-80) traite de sujets à dominante littéraire mais toujours dans une optique plus large.

J'aime ce type de personnalité : curieuse, touche-à-tout, cultivée mais pas bêcheuse et qui a la possiblité de relier des sujets a priori éloignés. Simon Leys évoque de nombreux thèmes à travers la littérature et la philosophie chinoise notamment mais chacune de ses chroniques à consonnances méditatives a une conclusion soignée. Rien d'inachevé habite ces pages qui font preuve d'une belle intemporalité.

On obtient ainsi un recueil de chroniques très agréable à lire. On peut simplement y picorer des réflexions mais finalement il se lit aussi très bien d'un trait. Pour changer des romans et s'aérer l'esprit, je ne peux que vous recommander de faire connaissance avec l'écriture de Simon Leys.

JC Lattès / 213 pages


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Mardi 4 mars 2008
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Cette collection propose pour un thème donné une initiation à travers la déclinaison des termes liés par ordre alphabétique (de "Aromatisé" à "Zen" pour cet opus). C'est le premier ouvrage que je lis de la collection. Je ne pensais pas que c'était aussi bien fait et aussi riche.

Les articles ne sont pas superficiels, bien au contraire. Tout en ne proposant qu'une introduction sur un sujet vaste, ils n'en sont pas moins complets pour une première approche. Au fil des entrées, on apprend ou révise quantités de choses sur le sujet. Les anecdotes sont nombreuses, les thèmes variés.

Ce livre intéressera toute personne désirant en savoir plus sur le thé ou cherchant des informations synthétiques sur un sujet qu'elle connaît déjà.  Pour ma part c'est un domaine que j'explore en tâtonnant et ce livre m'a permis d'avoir une vision d'ensemble bien intéressante.

On y trouve aussi bien des éléments historiques, des informations sur le traitement du thé et sa dégustation, des histoires plus "pointues" comme par exemple l'explication sur l'appellation "goût russe" ou encore sur les cérémonies du thé, des articles sur les principaux producteurs de thés mais aussi une présentation rapide des principaux crus et un tableau des temps d'infusion.

Ce livre est un petit bréviaire qui ne devrait pas quitter tout amateur de thé et que je ne peux que vous recommander !


Flammarion / 120 pages
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Lundi 3 mars 2008
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Des hors-d' oeuvre aux desserts, c'est la saga d'une famille italienne, les Castruccio, dont nous suivons ici les aventures, au fil des gourmandises. Un voyage culinaire et imaginaire en Italie, de nos jours à l'Antiquité.



C'est le premier livre de la collection "Exquis d'écrivains" que je lis (et le dernier publié). Je ne sais donc pas si le sentiment d'inachevé qui m'a pris à la lecture de chacun de ces courts textes est liée à ce recueil en particulier ou s'il est dû à la collection.
En effet, tous ces textes semblent un brin décousus ; ils nous laissent affamés (pas de chance en l'occurrence !), voire perplexe (je suis restée à distance de Vino, ne comprenant que pouic au délire du moine veillant St François d'Assise).

Pourtant, l'écriture d'Alain Absire est loin d'être désagréable. Ses phrases sont parfois un peu trop longues mais pour le reste, il sait nous emberlificoter. J'ai une tendresse particulière pour le dernier texte qui nous offre des douceurs (Dolci) pimentées ! Les répliques épistolaires au sein d'un couple sont souvent savoureuses et piquantes. De même, les descriptions du banquet monumental du chapitre Pasta mettent l'eau à la bouche (on se met à rêver de pâtes).

Ce court livre m'a donc donné envie de retenter cette collection mais aussi de relire cet écrivain, vraisemblablement avec son roman Sans pays (si certains l'ont lu, vos avis sont les bienvenus).
Sympathique mais pas inoubliable.


Nil Editions / 90 pages


publié dans : Littérature francophone par Flo
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